Comprendre la différence entre une banque en ligne et une néo-banque

Comprendre différence entre banque en ligne et néo-banque

Le terme « néo-banque » est encore confidentiel, et il est un peu difficile pour le profane de comprendre la différence entre une banque en ligne et une néo-banque. Nous vous avons récemment expliqué comment choisir votre banque en ligne, aujourd’hui nous allons analyser la différence entre ces deux types d’établissements et les services qu’ils peuvent vous apporter.

Tout d’abord, une néo-banque n’est pas obligatoirement une banque en ligne

Pour être une banque, il faut avoir une autorisation officielle de l’autorité de régulation de son pays pour exercer l’activité d’établissement bancaire ou d’établissement de crédit.

En clair, il faut avoir des fonds suffisants pour que l’état et les autres banques considèrent que l’on peut faire confiance à la néo-banque. En particulier, cela passe par le respect d’un ratio de sécurité, une banque devant avoir en fonds propre au moins 10% des dépôts de ses clients.

Certaines néo-banques ont obtenu cette autorisation, mais la majeure partie d’entre elles sont encore obligées de passer par une banque classique pour proposer à leurs clients des crédits ou la simple ouverture d’un compte bancaire traditionnel en ligne.

Moins de services traditionnels, mais des services différents

La plupart des néo-banques sont des startups technologiques spécialisées dans des produits financiers.

Elles offrent avant tout ces produits, qu’elles complètent ensuite éventuellement par des services classiques.

Parmi ces produits figure en première ligne la possibilité de faire des paiements en dehors du système bancaire, justement, directement de particulier à particulier, la constitution de cagnottes, bref de la banque « Canada Dry ».

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Sur ce créneau, elles concurrencent plus les startups de la génération précédente, devenues des géants comme Paypal ou Stripe, que les vraies banques. Elles vont en effet s’adresser en priorité à deux types de clientèles : les exclus du système bancaire et les tenants de l’économie participative.

De plus, leur argument principal (la gratuité pour les particuliers) est aussi leur talons d’Achille : leur croissance peut s’accompagner d’une révision de cette politique tarifaire, donc d’une rupture de promesse qui risque de décevoir leurs premiers clients.

Des services que les banques en ligne peuvent aussi proposer

Les néo-banques ont beaucoup innové dans la présentation des services, des relevés, avec une adaptation aux smartphones très prometteuse pour l’avenir. C’est le second avantage traditionnel du « dernier arrivant » sur un marché qui peut s’adapter aux nouveautés technologiques sans avoir à adapter un système existant, souvent très ancien dans le cas des banques.

La mise en place d’une timeline, d’un budget prédictif, qui sont parmi les innovations des néo-banques constitue-t-elle une menace pour les banques en ligne ?

En réalité, en pratique, les néo-banques vont avoir le destin traditionnel des startups : elles vont être rachetées par des banques qui vont intégrer leurs innovations dans leur offre actuelle.

La question n’est donc pas tellement : les néo-banques sont-elles une menace ? Mais plutôt :

Quelles sont les banques actuelles qui vont être les premières à investir dans les bonnes néo-banques et s’assurer un avantage compétitif par rapport à leur concurrence ?

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